Ayant peu à peu accepté l’idée de ne pas faire de la recherche d’excellence comme les autres, notre homme s’est dès lors efforcé de sauver au moins l’honneur, son honneur.
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Demain est une autre nuit
Bas morceaux littéraires par François Cosmos
Ayant peu à peu accepté l’idée de ne pas faire de la recherche d’excellence comme les autres, notre homme s’est dès lors efforcé de sauver au moins l’honneur, son honneur.
Notre homme est un pur produit, devenu une illustration par l’exemple, de la médiocrité et de l’abaissement continu du plus large pan de l’Université française.
NI… NI... [1] Enseignant-chercheur, c’est ce qu’est notre homme. Un béotien en déduira sans doute qu’il est à la fois enseignant et chercheur, et même peut-être qu’il doit enseigner ce qu’il cherche, et surtout ce qu’il trouve, s’il trouve quelque chose… La réalité est plus prosaïque : Être enseignant-chercheur de nos jours – a fortiori pour un caractère tel que celui de notre homme –, c’est n’être ni vraiment enseignant, ni vraiment chercheur – par défaut de temps pour mener de front l’une et l’autre activité pleinement. – Ni vraiment enseignant : Il lui suffit de se comparer à ceux dont c’est le seul métier, le seul but et la seule préoccupation professionnels, comme par exemple les agrégés qui sont accueillis au sein de l’Université, pour qui tout nouvel élément leur apparaissant, toute nouvelle réflexion peut immédiatement venir alimenter l’œuvre en cours. Alors que pour sa part notre homme enseigne, pas très bien à son goût, des choses qu’il connaît, au fond, plutôt mal, ou pas assez. – Quant à son activité de chercheur, alors que notre homme est maintenant parvenu à se trouver plus près de la fin que du début de sa carrière, il en est toujours, pour l’essentiel, à chercher plutôt dans quelle voie, quelle direction, il pourrait bien véritablement l’exercer parmi toutes les possibilités également dignes d’intérêt qui s’offrent à tout Homme de bonne volonté. Ces lignes en témoignent, y participent, sont peut-être l’unique solution à ce dilemme…
[1] Ni nationalisations, ni privatisations : Os jeté aux chiens par le Président François Mitterrand au début de son second mandat, afin qu’il puisse s’adonner sept ans de plus à ses soupers fins conclus par des parties d’ouïes fines (ses écoutes téléphoniques très privées, quoi, vous n’étiez pas au courant ?). Détournement seulement partiellement réussi, puisque ce monarque républicain aura été rattrapé sur sa toute fin par les chiens et par ses os.
Sont les seuls enseignants titulaires de tout le Système éducatif français à ne pas avoir le droit de porter le titre de professeur. – Même ces pauvres instituteurs sont désormais devenus des professeurs des écoles.
12 janvier 2012. Alarm+nt ? Désavant+geux ? Abrac+dabrantesque ? Le scandale des +gences de notation ? À se taper le cul p+r terre ? Le CAC en devient CAC+ ?
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