François Cosmos
13
sept.
2025
La question dominante du XXe siècle aura été : Comment peut-on encore écrire après Auschwitz ? (Du moins c’est comme ça que souvent l’on – je ? – simplifie l’affirmation de Theodor Adorno : « Écrire un poème après Auschwitz est barbare, et de ce fait affecte même la connaissance qui explique pourquoi il est devenu impossible d’écrire aujourd’hui des poèmes. » – Et effectivement, c’est plutôt épouvantablement mal écrit, ou traduit.) – Celle du XXIe c’est : Comment peut-on encore écrire après 2666 de Roberto Bolaño ?
François Cosmos
13
sept.
2025
Depuis Audrey Hepburn, rien [1] d’aussi gracieux n’était apparu sur les écrans de cinéma – notamment quand elle se met en danseuse sur un vélo, figure récurrente des films de Christian Petzold. [1] Et je dis bien rien et non pas personne, au risque de me faire suspecter de ne la considérer que comme une chose, un simple objet sexuel, par certaines personnes féministes – qui ne sont pas rien pour moi, et au cas (improbable) où elles tomberaient par hasard sur ce blog. « Personne d’aussi gracieux » serait insuffisant à traduire son aura, son rayonnement, ce que son allure, son regard, son jeu produisent...
François Cosmos
13
sept.
2025
Le rap est à la musique ce que le McDo est à la cuisine : une uniformisation mondiale et envahissante du goût. – Dans le genre à la fois moutonnier et académique, caricatural et régressif, agressif et sexiste, nombriliste et nombriliste, je préfère la chalga bulgare, elle au moins sort de quelque part, on ne peut pas la confondre avec ce qui se fait ailleurs (en dehors de l’aire d’influence culturelle turque), et elle met les femmes en avant (même si c’est pour de mauvaises raisons ; sur le devant, devrais-je peut-être plutôt dire) ; là se niche sans doute la nuance entre le machisme traditionnel...
François Cosmos
06
sept.
2025
Sans sa langue, sans sa littérature, la France n’existe pas, ce n’est qu’un ramassis de débiles qui vivent au même endroit.
François Cosmos
06
sept.
2025
Quand on est noir en France, il faut courir très vite, soit pour gagner des médailles et ainsi la reconnaissance officielle et populaire, soit pour échapper aux gourdins et projectiles de la force publique .