OPTIMISME HOSPITALIER
De toute façon, à quoi bon guérir...
De toute façon, à quoi bon guérir...
14 mars 2009. Qui pourra encore accuser l'administration Sarkozy de mépriser le français littéraire après avoir entendu sa ministre de l'Intériorité décrire la charge héroïque d'un troupeau de C.R.S., jeudi 5 mars en fin d'après-midi gare Montparnasse, après qu'ils avaient repéré une agitation de "rouges" dans leur champ de vision, mais piétinant au passage des collégiens bordelais et leurs accompagnateurs se trouvant là par hasard à attendre leur train, comme s'étant traduite par la simple entrée en contact d'une matraque avec un estomac [1] ? - On aurait tort toutefois de n'y voir qu'une litote...
Et qu'on ne vienne pas me parler de haine de soi... - Elle n'est rien comparée à ma haine des autres.
Evidemment il pétait, notre homme n'est pas idiot au point de se poser véritablement la question, ce qu'il se demande par contre presque à chaque fois qu'il pète lui-même, à chaque fois qu'il passe de longues minutes à méditer sur la cuvette des WC, chez lui ou dans un endroit où il se sent bien, tranquille, où il a du temps devant lui, c'est s'il le faisait dignement ; si tous ces grands hommes dignes, Jacques D., de Gaulle, William Christie, le restent jusque dans leurs moments de relâchement, et si oui, si ce ne serait pas alors une des caractéristiques de la vraie grandeur humaine ; et si lui,...