LA PINCE-FESSES DE CLÈVES
14 mars 2009. Qui pourra encore accuser l'administration Sarkozy de mépriser le français littéraire après avoir entendu sa ministre de l'Intériorité décrire la charge héroïque d'un troupeau de C.R.S., jeudi 5 mars en fin d'après-midi gare Montparnasse, après qu'ils avaient repéré une agitation de "rouges" dans leur champ de vision, mais piétinant au passage des collégiens bordelais et leurs accompagnateurs se trouvant là par hasard à attendre leur train, comme s'étant traduite par la simple entrée en contact d'une matraque avec un estomac[1] ? - On aurait tort toutefois de n'y voir qu'une litote visant à amoindrir les responsabilités de la force publique : Il y a chez MAM, en raison sans doute d'une éducation par trop rigide, une incapacité à s'exprimer simplement et autrement que par des périphrases, même dans les situations les plus ordinaires. Et on imagine facilement qu'aux instants où Patrick Ollier est le plus éloigné d'employer une langue de bois, plutôt que de crier « Je jouis !!! », elle doit annoncer : « La liqueur me vient. »
[1] Réminiscence, qui plus est, de la fameuse rencontre fortuite du parapluie et de la machine à coudre sur une table de dissection.