François Cosmos
18
déc.
2010
Un film inutile, car littéralement et profondément idiot : qui choisit, pour « traiter » d’un évènement inouï et apparemment inexplicable, de rester et même d’abonder dans l’inexpliqué ; comme si, se contentant d’un essai de reconstitution rêvée du film de cet évènement, au plus près des faits matériels, l’explication en allait par miracle émerger du tréfonds inconscient de la pellicule ; comme si, pour comprendre la manière dont naissent et se développent les roses, il suffisait de s’asseoir devant pour les regarder pousser – une option à peine moins radicale aurait alors pu être de filmer le...
François Cosmos
15
déc.
2010
OUI, 2007 : 15 ans après la chute du Mur, le retour du film de Guerre froide, 30 ans après la fin de celle-ci. A la différence que maintenant c’est filmé de l’intérieur, comme si un cinéaste états-unien se mettait à tourner aujourd’hui un film stalinien – qui, par exemple, pourrait ne pas hésiter à décrire le Système capitaliste comme uniquement mu par la libido de gros patrons libidineux insensibles à l’Art, à la Culture, à la pensée, à l’amour et aux sentiments, et prêts pour satisfaire leurs gros besoins libidineux à briser tous ces couples qui s’aiment tant et si fort et de manière si pure...
François Cosmos
14
déc.
2010
Il y a deux catégories de personnels dans l’établissement qu’elle dirige d’un cerveau de plomb dans un bas de bêtise : Il y a ceux qui attendent qu’elle parte – car l’heure de sa retraite ne devrait pas tarder à sonner – ; et il y a ceux qui ne peuvent plus attendre et qui cherchent à partir avant elle.
François Cosmos
13
déc.
2010
Quand Kubrick investit un genre – ce qu’il n’a cessé de faire, de film en film –, c’est pour le pervertir depuis l’extérieur, le faire exploser, ne rien en laisser, le clôturer par une œuvre ultime. – Quand Cronenberg travaille un genre, d’abord c’est toujours en gros le même, et c’est pour mieux le pervertir de l’intérieur, le faire imploser, mais le laisser presque intact, qu’il en reste le squelette, l’architecture, l’Idée, comme sous l’effet d’une bombe à neutrons. – A History of Violence est à la fois un parfait film de genre, et son contraire absolu – comme Don Quichotte le dernier grand...
François Cosmos
12
déc.
2010
Le cinéma de Kubrick est anthropologique, il ne cesse d’interroger la nature de l’Homme, sa spécificité, ses limites, les marges qui le séparent des autres animaux, des machines intelligentes, des robots et des automates qu’il fabrique, des territoires de sa propre folie, de Dieu, peut-être.