François Cosmos
24
déc.
2010
24 décembre 2010. Il faut tenir fermement deux lignes parallèles à son sujet : Respecter l'écrivain – le diariste, le moraliste, le styliste, qu'il serait, je ne sais pas, je fais confiance à ses commentateurs, je ne l'ai guère lu – et combattre les idées – celles qu'il faut combattre. C'est comme pour Céline – toutes proportions gardées en toutes choses, Camus R. n'est pas un pamphlétaire, juste une mauvaise langue, et si c'était un écrivain de la taille d'un Céline, ça se saurait – : l'antisémitisme n'entame en rien la grandeur de l'œuvre célinienne, et celle-ci n'excuse en rien celui-là – et...
François Cosmos
21
déc.
2010
Les Surréalistes auraient adoré connaître Internet, en particulier la combinatoire démultipliée à l'infini des moteurs de recherche, où il suffit de taper « partouzes en tchecoslovaquie » [sic] ou « partouses en tchecoslovaquie » [resic] pour tomber sur un blog tel que celui-ci. – Par contre je ne sais pas : 1) si s'intéresser à ces choses quand elles sont pratiquées en Tchécoslovaquie – c'est-à-dire également avant la partition ? voire avant la chute du Mur ? – est une forme de perversité particulière ; 2) de quel cadavre intellectuel empêtré dans la Toile ce phénomène est le nom : de la Pensée,...
François Cosmos
20
déc.
2010
Hier soir, curieusement et soudainement, je n'ai plus eu envie de mourir – ou, plus exactement, j'ai éprouvé le désir très net que ça n'arrive pas tout de suite, que j'aie un peu de temps devant moi, que le moment que je vivais se prolonge au moins jusqu'à la fin de la soirée. Pourtant, ce moment n'avait rien d'extraordinaire ni de spécial, il devait être aux alentours de 20h15, j'étais seul comme toujours, bien qu'accompagné, le paysage était rien moins que banal, périphérique urbain moyen, une portion de nationale peut-être un peu plus déserte que d'habitude, des réverbères allumés, de part et...
François Cosmos
19
déc.
2010
Au début, quand il est arrivé parmi nous, on a longtemps pensé que c'était parce qu'il maîtrisait mal le français qu'il donnait l'impression de ne pas tout comprendre et de souvent mal interpréter ce qu'on lui disait, et que ses réponses étaient généralement incompréhensibles. Depuis, on a compris que c'est parce qu'il ne comprend rien à rien qu'il comprend toujours mal, entre autres choses, le français.
François Cosmos
19
déc.
2010
J'attends la retraite, puis la maison de retraite, puis le cimetière.