François Cosmos
23
déc.
2009
Si l’on n’a quasiment pas d’idées, le peu qui viennent paraissent les seules possibles, et par là semblent irréfutables, voire géniales. Si l’on a trop d’idées, tout le temps, pour plusieurs vies, plus qu’il n’en faut pour parvenir à en concrétiser même quelques-unes, alors on est bien conscient de leur étroitesse par comparaison avec l’océan des possibilités, de leur relativité, ce qui rend paradoxalement plus modeste.
François Cosmos
22
déc.
2009
En période de grève, les antennes du service public sont difficiles à distinguer de ces radios friquées toutes inutilement semblables, sur lesquelles des animateurs ringards se contentent de jouer les DJ en glissant des plaisanteries éculées dans les inter-plages musicales qui ne sont pas farcies de pubs – on reconnaît alors qu'on est sur Radio France quand on n'entend aucune connerie entre deux morceaux. – On peut en déduire que les salariés de ces machines à fric glandent toute l'année comme des grévistes – catégorie et mot pourtant inconnus, voire honnis, au sein de ces entreprises…
François Cosmos
21
déc.
2009
Les femmes sont des Hommes comme les autres. [1] [1] Dans son article Traits de vocabulaire dans les écrits en prose de François Cosmos (Actes de la Recherche en Sciences Littéraires de l’Université Pentecôtiste du Chicoutimi, automne 2002), Jeanne-Marie Addison interroge longuement la préférence de notre auteur pour « Hommes » (avec une majuscule), plutôt que « Humains », « humains » ou « êtres humains », pour désigner l’espèce – « hommes » sans majuscule étant réservé aux personnes de ce sexe. Elle en arrive à la conclusion convaincante que c’est un choix purement rythmique dicté par la plus...
François Cosmos
20
déc.
2009
ou le dessin d'humour se prenant tellement au sérieux qu'il en devient pas même drôle.
François Cosmos
20
déc.
2009
Il est facile de s'en moquer, de le surnommer JE Daniel, de l'accuser de se mettre sans cesse en avant, d'être toujours au premier plan des images où on le voit interviewer ou converser avec les grands de ce monde, de ne parler finalement essentiellement que de lui – et de pointer son amitié presque incompréhensible avec quelques tyrans, comme le feu roi du Maroc. Mais s'il procède ainsi, c'est pour glisser de l'humain, du sensible, dans la politique internationale, faire ressortir la dimension de témoignage personnel, l'irréductible subjectivité de l'activité journalistique. Et puis c'est un grand...