François Cosmos
22
juil.
2018
Ce que la période récente apporte de rassurant tout de même, c'est qu'on peut maintenant être assuré qu'ils et elles repartiront comme un seul homme – homme, oui –, qu'ils et elles monteront de nouveau dans les trains et dans les chars en chantant, au son des trompettes, avec les étendards bleu-blanc-rouge déployés – ou pourquoi pas, dans une start-up army, peints sur le visage – pour aller casser du Boche, de l'Arabe ou du Russe, selon les besoins. On rétorquera bien sûr, qu'autour du sport spectacle ne se déploie que du nationalisme light, bon enfant, ou du patriotisme positif, ou que comme les...
François Cosmos
22
juil.
2018
Ces temps-ci on aura pu voir et entendre des foules descendre dans les rues françaises, avec aux lèvres des rengaines nationalistes, à la main des drapeaux nationaux, et dans la tête l'idée d'être quelque chose de plus qu'elles-mêmes, sans qu'à aucun moment personne ne songe à les traiter de xénophobes, de réactionnaires ou d'égoïstes, ni ne parle de les mettre à l'amende ou en prison, comme cela se pratique de l'autre côté des Pyrénées sous les applaudissements de la plupart des mêmes. On a même cherché à évacuer les derniers restes de mauvaise conscience, sans doute – car on est quand même au...
François Cosmos
15
juil.
2018
Je ne sais plus, je ne retrouve plus – l'intelligence d'Internet est artificielle, ce n'est qu'un robot imbécile qui ne sait répondre qu'aux questions dont on lui a déjà donné la réponse – qui a dit (Freud, me semble-t-il) que la dépression était la maladie du passé (qu'on regrette, dont on ne peut pas surmonter la disparition), tandis que l'anxiété est la maladie de l'avenir (qu'on craint). Quelle est, alors, la maladie du présent – et peut-être particulièrement de notre présent, du temps présent ? L'obsession du travail, sans hésiter, de la réussite, de la performance, tenter d'occuper, de remplir,...
François Cosmos
15
juil.
2018
Parce que je ne veux pas être dématérialisé, n'être jamais là où je suis – mais ailleurs, sur des sites, dans des lieux, avec des gens qui ne sont pas ici mais à l'autre bout de la ville ou du monde – au moment où je le suis – mais à revivre virtuellement des évènements qui sont passés, qui se sont passés, ou qui vont se passer ou risquent de se passer. – Gare à la rupture anthropologique, halte à l'Homme ogre manqué.
François Cosmos
15
juil.
2018
Avant, quand quelqu'un parlait tout seul dans la rue, c'est qu'il était fou. Depuis, tout le monde ou presque est devenu fou.