PROFESSIONNALISME AMATEUR – OU AMATEURISME PROFESSIONNEL
Mine de rien, je ne suis pas si loin de la retraite, et mine de rien également, je n’ai pas encore vraiment commencé à travailler. Ni à vraiment travailler. Ni à travailler vraiment.
Mine de rien, je ne suis pas si loin de la retraite, et mine de rien également, je n’ai pas encore vraiment commencé à travailler. Ni à vraiment travailler. Ni à travailler vraiment.
Dernier jour de télétravail confiné aujourd’hui. 53 jours. Je n’ai pas vu le temps passer. Je ne me suis pas ennuyé une minute. Pas une minute non plus il ne m’a tardé que ça se termine. J’ai redécouvert – ou découvert – le plaisir de travailler que j’avais perdu sans m’en rendre compte depuis longtemps – ou jamais vraiment ressenti donc. Un travail sans gouvernance. Un travail sans surveillance, télé ou pas. Un travail sans les contingences qui rythment, accélèrent ou ralentissent, empoisonnent et gâchent les journées de travail ordinaire. Un travail sans injonction de performance. Et du coup...
Je crois que j’écris pas mal, que je m’exprime bien, mais avec du pipi, de l’encre délavée, du sang de poulet…
Je ne peux pas venir (au boulot, à la réunion, au RDV, au dîner, à l’anniversaire…) : mon masque n’est pas encore sec.
La pandémie de COVID-19 aurait stimulé la lecture ou la relecture de La Peste de Camus. Il serait toutefois pertinent de les compléter par celle(s) de son grand rival Sartre : Huis clos et Les Séquestrés d’Altona pour l’expérience du confinement, Le Mur pour celui de l’immeuble d’en face ou celui juste derrière le poste de télétravail ou de télé en continu, Les Mouches qui courent dessus, La Nausée comme l’un des symptômes provoqués par le SARS-CoV-2, Les Mains sales car le principal mode d’autocontamination, avant les postillons venant de l’enfer que sont les autres, de cette maladie, et Le Sursis...