RAFFARIN
Non, pas rien. Cet homme mériterait même un roman, c'est un vrai personnage balzacien : À la fois médiocre, conscient de l'être, mais méprisant ; ayant inventé, mieux encore que les raffarinades, un ton sans cesse maladroitement déclamatoire et larmoyant, et sincèrement hypocrite, il a définitivement ridiculisé la culture populaire en cherchant à la porter à la tête de l'Etat comme source d'inspiration politique, et ce à la fois par pure démagogie et parce qu'il n'avait pas d'autre ressource à sa disposition ; s'il finit par battre le record de longévité pour un Premier Ministre sous la Cinquième République, il ne sera pas besoin d'en appeler à des politologues pour l'expliquer : simplement, par comparaison, le Président Chirac paraissait extrêmement fin et intelligent.