MALAPARTE
Pendant la guerre, la vie continue.
Pendant la guerre, la vie continue.
Le doyen de l'humanité vient de décéder à l'âge de 113 ans. Il n'y a donc plus un seul être humain sur Terre à avoir vécu et pouvant se souvenir de ce que c'était que de vivre en 1896, ou en 1895, en 1894, et en 1600, en 42 après JC, en l'an - 2554, etc. Certes on pourra me rétorquer qu'il y a des historiens pour ça, et des livres, des gravures, un certain nombre de documents. Oui mais ce que nous allons chercher dans ces témoignages, ce que nous pouvons en tirer de la façon de vivre et de concevoir la Vie de nos arrière-arrière-arrière-grand-frères-et-sœurs humains, ne peut guère dépasser, comme...
La blague juive élevée à la hauteur et à l’ampleur de l’épopée individuelle.
Du Bergman affaibli par le sentimentalisme – totalement absent, banni, pulvérisé, chez le Maître suédois. – Reste une logorrhée fréquemment géniale – exempli gratia, dans l'avant-dernier en date, Whatever works, la description du phénomène d'entropie comme responsable de l'impossibilité à remettre le dentifrice dans le tube. De là à penser qu'il aurait été bien meilleur écrivain que cinéaste, il y a un grand pas – ses nouvelles publiées sont faibles. Par contre, s'il avait persévéré dans le comique de music-hall, il aurait sans doute pu devenir le meilleur one-man-show man de tous les temps.
Bien fait, mais inintéressant.